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« Pedzouille, la revanche d’un paysan », un slogan qui en dit long sur le restaurant… L’aventure démarre en 2015 lorsque Thomas et Jean-Baptiste décide d’aider le pedzouille à brandir sa fourche et à revendiquer un repas aux couleurs du terroir français, tout en s’adaptant aux besoins actuels des parisiens. Cela passe entre autres par un service qui s’adapte en son temps : un fast bistrot le midi, un bistrot de nuit le soir et un bistrot brunch le week-end. 


Nous, on a testé le bistrot de nuit. Dès le pas de la porte franchi, une impression d’être téléporté au village de tante Jeanine où l’on mange tous ensemble sur de longues tables en bois dans une ambiance à la bonne franquette. Déco champêtre, assiettes florales et serviettes à carreaux viennent habiller le lieu, se la voulant kitsch mais pas trop non plus. 


Passons à la carte. Ici, on mise sur l’authenticité et la richesse des produits locaux, frais et de saison en privilégiant les circuits courts. En entrée, on se régale avec un Clacos flambé au calvados, me rappelant la douce odeur de mon stage chez Cœur de Lion. Ce dernier se partage aisément à plusieurs, parfait pour l’apéro ! A côté, on savoure la délicieuse saucisse accompagnée de choux rouges marinés à la bière et relevés d’une pointe de piment d’Espelette. 


Le clacos flambé au calva - 13€ 

La saucisse qui dort sur son lit de choux rouge - 11€

En plat, la maison propose 4 à 5 viandes de race française selon l’arrivage. Nous avons opté pour un délicieux morceau de bœuf (17€), un magret de canard (17€) et une excellente entrecôte Limousine de 400g, tendre à souhait (22€). Les viandes arrivent snackées et tranchées, parfaitement fondantes avec une cuisson bien maîtrisée, s’accompagnant à merveille d’une sauce bleu et d’une crème de moutarde à l’ancienne. En prime, on y ajoute salade verte, échalotes frites et les fameuses pluches -3 variétés de pommes de terre et patates douces, découpées à la main et cuites en double cuisson. Un véritable régal pour les papilles !


Dans une atmosphère décontractée avec un staff souriant et très friendly, on apprécie ce bon moment passé entre potes. Mieux vaut ne pas être pressé car le service est assez long mais ce n’est que pour mieux apprécier les mets ! ;) Pedzouille, c'est un petit coin de campagne en plein coeur de Paris et qui fait du bien, on aime ! 


Pssst ! On nous souffle que le 2e Pedzouille est né à Paris pour mettre en avant les produits de la basse-cour ! ;)


Crédits : Pedzouille


Pedzouille L'Etable
66 rue du Faubourg Poissonnière 
75010 Paris
Métro : Cadet 
Tel : 09 86 40 42 42 (réservation recommandée, 35 couverts max en salle) 
Ouvert 7j/7 de 11h45 à 14h et de 20h à 00h, samedi soir uniquement 



Pedzouille La Bassecour
15 rue des Jeûneurs
75002 Paris
Métro : Bonne Nouvelle 
Tel : 09 81 99 11 11
Ouvert du lundi au samedi de 12h à 14h et de 20h à 22h30, samedi soir uniquement 

Pedzouille, la revanche d'un paysan

Lancé en 2017 par Sunghak Han et Woojin Lim, la team de Soon Grill (mon article ici), Dochilak c’est l’esprit du repas nomade de sa signification littérale. A l'entrée se dresse un comptoir de produits pour passer directement commande pour les plus pressés. Le cadre signé par l’architecte Woojin Lim a été pensé dans l'esprit des "jumak", ces tavernes de l'ancien temps où étaient servis tout au long de la journée alcool et nourriture pour les voyageurs. Ajouté à cela une décoration épurée et élégante habillée de matières naturelles, pour un moment d'apaisement garanti.


La carte présente les recettes traditionnelles de la cuisine coréenne à base de produits frais et travaillés sur place. Privilégiez les menus qui sont complets et offrent un très bon rapport qualité/prix (à partir de 13€). Mon choix se porte sur le menu Dochilak Royal : soupe + entrée + plat + dessert à 17€. 


En entrée, le poulet caramélisé est excellent. Pour le plat, je choisis sans hésiter un bibimbap* au boeuf. Comme le veut la tradition, le plat arrive dans un bol en pierre brûlant avec le riz qui termine de cuire. Mon bibimbap était composé de boeuf, concombre, carottes, chou, champignons et d’un jaune d’oeuf coulant. Les saveurs sont équilibrées et le riz bien goûteux. Les condiments qui l'accompagnent ne manquent pas d'apporter du peps à l'ensemble. 


Time for dessert ! Pour terminer en beauté, nous avons eu un gros coup de coeur pour les desserts tels que l'excellent Tiramisu au matcha ou encore le Cheesecake au yuzu. 


En résumé, une cantine de qualité pour pas très cher que je recommande à tous les amoureux de la gastronomie coréenne, surtout si vous êtes dans le coin. Le seul point négatif : le service est peu souriant et surtout assez expéditif malgré le service du soir. A peine les entrées arrivent qu'on vous sert déjà le plat... Néanmoins, le concept semble plaire aux parisiens puisqu’on compte déjà 3 restaurants Dochilak dans Paris ! :) 


DOCHILAK OPERA
22 Rue Saint-Augustin
75002 Paris
Métro : Opéra, Quatre-Septembre
Tel : 01 40 07 93 51
Ouvert 7j/7 de 12h à 22h
https://dochilak.com/

DOCHILAK BATIGNOLLES

96 Rue de Lévis
75017 Paris
Métro : Malesherbes
Tel : 01 45 79 05 56
Ouvert 7j/7 de 12h à 15h, de 18h à 22h

DOCHILAK MONTPARNASSE

15 Rue Littré
75006 Paris
Métro : Montparnasse
Tel : 01 42 22 16 48
Ouvert 7j/7 de 12h à 15h30, de 18h30 à 22h

Dochilak, la table coréenne des nomades

Au mois de mars dernier, un nouveau food spot baptisé Ikône a ouvert ses portes sur la rue Saint-Denis. Un lieu charmant et dépaysant qui propose aux parisiens des escapades gourmandes à la sauce grecque ! 



Les fondateurs Audren Dimitris et le Chef Manolis Giorgakis nous ont concocté une carte de mezze* raffinés entre 6 à 9€, portant le nom d’îles grecques tels que « Paros » ou encore « Sikinos ». 


On en profite donc pour tester les différentes propositions de la maison : moules à la fêta (Sikinos), crème de saumon (Paros), meatballs (Nissiros) et halloumi* (Ithaque). Accompagné de pain pita, on se délecte de ces délicieux mezze, en particulier ces moules liées par une sauce fêta si unique et savoureuse. Seule déception : les petites tranches de fromage Halloumi qui manquaient cruellement de goût. 



On continue la tournée avec les plats : un Souvlaki* de poulet et un Black pasta. Déception pour le Souvlaki qui manque cruellement de générosité et d’idée, avec quelques bouts de poulet qui se battent en duel dans une assiette de salade à 15€… A contrario, le black pasta (26€) surprend par l’originalité des saveurs apporté par le mix saumon-oursin, mais qui deviendra vite lourd dans l’estomac. 


En bref, j'ai aimé Ikône pour son cadre dépaysant et pour sa cuisine de partage remplie d'authenticité. Néanmoins, j’émets un bémol sur les plats qui sont trop chers payés et sur la lenteur du service. 


Et pour ceux et celles qui souhaitent se poser pour boire un verre, c’est également possible ! Entres autres, vous trouverez au sous-sol Régis, « l’alchimiste des temps modernes » pour vous concocter des cocktails originaux à base d’alcools grecs (tsipouro, ouzo, metaxa,…) pour la modique somme de 12€.



Ikône


152 rue Saint-Denis
75002 Paris
Métro : Strasbourg Saint-Denis
Tel : 09 83 25 74 54
Ouvert 7j/7 de 12h à 2h 

Ikône, greek restaurant x cocktail bar

Pour ceux et celles qui sont à la recherche d’un bon plan déjeuner, je vous propose de découvrir Momonoki, petit restaurant japonais niché dans le discret Passage Choiseul.


Attention, il y a peu de places donc mieux vaut arriver en petit comité. Préférez le calme et la déco de la salle du premier étage.


La carte est assez courte avec des plats servis façon bento. Je me suis laissé tenté par le Ume Shiso Tonkatsu*. Plat populaire au Japon, le tonkatsu à base de porc pané a été inspiré du veau à la milanaise dans les années 1930, s’en distinguant par sa panure en friture.

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Le bento, très complet et savoureux, est composé d’un porc pané au shiso et à la prune, de deux petits plats, d’un bol de riz, d’une salade et d’une soupe miso. Le porc est parfaitement pané avec notamment sa compotée de prune-shiso qui vient apporter une note sucrée en bouche. Les accompagnements sont équilibrés et changent au fil des jours. Pour ma part, j’ai eu droit à de délicieux légumes marinés (algues, radis blanc) et à un haché de boeuf au gingembre.

Ume Shiso Tonkatsu - 15€

En bref, on retient cette délicieuse adresse pour ses plats préparés à la minute et avec le plus grand soin. Le service quant à lui est discret tout en restant souriant et à l’écoute.


Ps : Les bentos ne sont qu'à 10€ à emporter ! ;)


Momonoki

68 passage Choiseul
75002 Paris
Tel : 01 42 96 48 37
Métro : Quatre-Septembre
Du lundi au vendredi de 12h à 14h30

Momonoki, tonkatsu-ya parisien


La boulette, le plus vieux plat du monde.
Chaque culture a sa propre boulette.
Mais chez nous, la boulette n’est qu’un prétexte.

Voilà en quelques mots la philosophie de Boulettes Chef Comptoir, restaurant spécialisé dans, vous l’aurez compris, l’art de la boulette ! A l’origine de ce projet, le chef cuisinier Kevin Austruy et Dan Cebula, fondateur de l’agence de conseil en restauration DEPUR qui ont souhaité redonner les lettres de noblesse à ce plat originaire de la street food. Héritant d’un bagage multi-culturel ancestral, la boulette conquit notamment par la liberté qu’elle procure de mixer les saveurs à l’infini et de créer les associations les plus folles...


Niché dans la célèbre rue Saint-Denis, Boulettes dénote avec sa devanture noire et sa petite terrasse vue sur la rue. A l’intérieur, le cadre boisé aux influences scandinaves est tout à fait charmant nous transportant hors de la ville le temps d’un repas. Au sous-sol, on y trouve également une petite cave cosy privatisable, dont les fresques murales sont signées par l’artiste Lazarine. 


Amoureux des bons produits, le chef Kevin souhaite y proposer une cuisine authentique et généreuse, tout en restant accessible au plus grand nombre. Entres autres, Kevin se plaît à travailler chaque jour 3 viandes de race, 1 poisson et 1 légume. 


Au comptoir du chef ce jour-là, Boeuf aux oignons, Poulet-magret de canard fumé, Cabillaud rôti et endives, Agneau-céleri-carottes et Epinards-parmesan-poire. Avec une formule imbattable à 11,90€ le midi, le client peut composer son assiette comme il le désire avec 5 boulettes et 3 accompagnements au choix. Fidèle testeuse que je suis, j’opte pour 1 boulette de chaque, accompagnée de purée de pommes de terre, de riz pilaf à la provinciale et d’une poêlée de champignons de Paris. La belle assiette arrive généreusement garnie, je démarre la dégustation sans plus attendre ! 


Cuites au four sans matière grasse, les boulettes sont roulées à la main quotidiennement séduisant notre palet par leur tendreté. Chaque boulette, unique en son genre, nous permet de découvrir des associations originales et savoureuses… me donnant presqu'envie de les faire moi-même ! Cerise sur le gâteau, les accompagnements sont également au top ! Coup de coeur notamment pour la purée de pommes de terre assaisonnée de sel de Guérande qui fait déjà la renommée de la maison. En somme, une bonne adresse que je vous invite à tester au plus vite ! Seul bémol, un service pas encore rôdé comptabilisant de nombreux oublis, notamment des oublis de boisson.


A noter, le jeudi et le vendredi soir, le comptoir se transforme en bar pour nous proposer de délicieux cocktails ainsi que des plats maison à 14€. On se dit à bientôt ?! ;) 


Boulettes Chef Comptoir

179 rue Saint-Denis
75002 Paris
Métro : Réaumur Sébastopol
Tel : 01 42 21 46 44
Du lundi au samedi de 11h30 à 16h, jeudi et vendredi soir de 18h30 à 23h
http://boulettesrestaurant.fr

Boulettes Chef Comptoir, la boulette party est ouverte !


Il y a presque 3 ans jour pour jour, je découvrais avec joie le fameux burger du Camion Qui Fume, foodtruck à burgers connu notamment pour ses queues interminables. Pour la petite histoire des fondateurs, Kristin Frederick d’origine californienne est une passionnée de cuisine et décide d’abandonner ses études de finance pour se former en école de cuisine chez Ferrandi à Paris. Elle fait ses armes dans des restaurants étoilés entre Paris et Los Angeles et décide de se lancer dans l’aventure food truck en 2011 avec Frédéric Fédière, DJ et fondateur de Wideradio. Plus tard, elle ouvrit Freddie’s Deli spécialisé dans les sandwichs américains (fermé depuis 2015) et Huabu qui propose de la street food chinoise.


Aujourd’hui, Kristin Frederick répond aux attentes des parisiens en déclinant le concept du Camion Qui Fume sous forme de restaurant (enfin !). Ce restaurant, c’est avant tout la volonté de maintenir l’esprit street food tout en proposant le confort d’être à l’intérieur. La salle paraît immense, haute de plafond et ouverte sur la rue avec ses baies vitrées. Dans ce duplex au décor léché et fidèle à l’image qu’on se fait des diners américains, on nous accueille devant un comptoir immense, prêt à lancer nos commandes. Le service est plutôt rapide mais manque cruellement de convivialité, c’est à peine si on décroche un sourire de nos hôtes. 



Cliquer pour agrandir
On compte 8 burgers à la carte dont 1 burger du moment. Après maintes hésitations, j’opte pour Le Barbecue en menu avec frites + boisson pour 14,90€. Le burger se compose d’un steak de boeuf haché maison, de cheddar, d’oignons caramélisés, de bacon, d’un beignet d’oignon et d’une sauce barbecue-mayonnaise.

Résultat des courses, un très très fat burger qui m’a fait presque revoyager aux States. Le bun brioché est toasté à l’extérieur tout en gardant le côté moelleux à l’intérieur. Ce bun, ingrédient clé des burgers de la maison, est préparé quotidiennement par un artisan parisien et livré tous les matins au Camion Qui Fume. La viande, cuite à coeur et bien juteuse, est d’origine normande, sublimée par un cheddar anglais affiné de long mois. Seul le beignet d’oignon m’a laissé un peu dubitative, je pense personnellement qu’il était de trop, n’apportant pas grand chose à l’ensemble du burger. Côté accompagnement, les frites maison sont délicieuses, charnues et croquantes à souhait. On valide ! 


Enfin, on a ouï-dire que d’autres restaurants Camion Qui Fume s’apprêtaient à ouvrir dans la capitale, on a hâte ! Et rebelote, un nouveau burger dans votre to-do list ? ;) 



Le Camion Qui Fume

168 rue Montmartre
75002 Paris
Métro : Grands Boulevards 
Ouvert tous les jours de 12h à 23h
www.lecamionquifume.com

Le Camion Qui Fume s'installe rue Montmartre

Ayant récemment testé le concept de l'Entrecôte à Lyon qui propose une formule unique à 19€ composée d'une salade aux noix, d'une entrecôte et de frites allumettes à volonté, je découvre par hasard l'adresse de l’un de ses concurrents Le Bistro Régent au fil d'une Snap Story…


Dans une ambiance décontractée, le Bistro Régent nous accueille dans un cadre de brasserie contemporaine aux murs ornés de belles citations gastronomiques.

« La gaieté doit assaisonner tous les mets de la table, sans quoi se réunir serait insupportable. » - Shakespeare



Clairement inspiré du concept de l’Entrecôte, Marc Vanhove s'est lancé dans la franchise du Bistro Régent en proposant une formule à 12,90€ avec un plat au choix parmi un coeur de rumsteck, un filet de magret de canard, une escalope de saumon, un tartare de boeuf ou de saumon et des accompagnements à volonté (salade et frites allumettes).



J’opte pour le coeur de rumsteck de 170 g servie avec la fameuse sauce maison « Charmelcia », une recette déposée qui se compose de plus de 71 ingrédients. En bouche, la viande est tendre à souhait, cuite saignante comme demandé. La sauce au beurre un brin citronnée est relevée par un mélange d’herbes, d’ail et d’épices, qui se marie plutôt bien avec la viande. En revanche, je ne suis pas une grosse fan des frites allumettes, qui sont certes croustillantes mais qui manque de chair. En plus d'un rapport qualité/prix imbattable, la maison offre le champagne (sur présentation du bon imprimé téléchargeable ici) !


Ce restaurant recommandé par Philippe Etchebest, meilleur ouvrier de France et chef doublement étoilé au Michelin, met à l’honneur des plats simples et de qualité pour un moment de convivialité et de partage entre amis ou en famille. 


Bistro Régent
8 rue de Hanovre
75002 Paris
Métro : Opéra
Tel : 01 42 66 02 58
Ouvert 7j/7 de 11h45 à 14h30, de 18h45 à 22h45

Le Bistro Régent, la formule du succès



Situé à deux pas de la rue Mortorgueil, Silk and Spice nous invite à prendre place dans sa charmante salle à manger pour découvrir la cuisine thaïlandaise de la chef Yuphen Sianghen. Pour la petite histoire, la chef a appris la cuisine aux côtés de sa mère dans sa maison natale de Kanchanaburi, au centre de la Thaïlande. Elle rejoint les fourneaux de Silk and Spice en 2003 après 10 ans d’expérience dans la cuisine thaï de Paris. Aujourd’hui, ses recettes prônent le juste équilibre entre le respect des saveurs de la Thaïlande et la maîtrise du palais français. On profite donc de la remise de 30% avec La Fourchette (entrée+plat / plat+dessert) et de l’anniversaire des 2 Big Tasters pour plonger au coeur de la gastronomie thaïlandaise…


Dans une ambiance tamisée et résolument contemporaine, on s’égaie devant nos entrées à partager, entre les galettes au taro* et aux légumes, les brochettes de poulet mariné au curry jaune, les croquettes de calamar ainsi que le velouté de lait de coco aux épices thaï et poulet. Je vous recommande vivement les galettes au taro qui sont délicieusement frites et parfumées (à consommer avec modération !). Après ce banquet de dégustation bien garni, le ventre quasi rempli, on enchaîne avec les plats. D’une part, nous avions le Magret de canard et son coulis de framboise au tamarin, valeur sûre de la cuisine occidentale, avec une cuisson bien maîtrisée. Et de l’autre, l’Émincé de blanc de poulet au curry vert m’a fait revivre les saveurs du royaume de Siam, avec sa soupe bien relevée. On termine avec un joli gâteau d’anniversaire, qui a payé son « droit de bouchon » (3€/pers). 

Poh pia, Kaï sathe, Tang kay, Tom kha kaï (10-12 €)

Ped makham - 19 €

Kang kaï -19 €

Bilan de ce dîner : riche en saveurs mais salé dans la note… Comptez environ 22€/personne avec la réduction Lafourchette. Enfin, le personnel est bien sympathique malgré quelques problèmes de comptabilité en fin de caisse.


Silk and Spice

6 rue Mandard
75002 Paris
Métro : Sentier
Tel : 01 44 88 21 91
Ouvert du lundi au vendredi de 12h à 14h et de 19h30 à 22h30, samedi de 19h30 à 22h30.
Fermetures annuelles le 24 et 25 décembre, et le 1er janvier.

Silk and Spice, entre tradition et modernité

Ouvert il y a un peu plus d’un an, Hero est le dernier bebe de la team Candelaria composé du trio Adam, Joshua et Carina, également à la tête du Mary Céleste et du Glass. Baptisé Hero, ce restaurant-bar de la rue Saint-Denis promeut une spécialité coréenne : le yangnyeom* chicken (양념 치킨 en coréen) soit le poulet frit à la coréenne.


Avant de vous en dire plus, parlons un peu du cadre qui vaut la peine d’être mentionné. À l’entrée, un comptoir rose marbré fait office de bar tandis qu’à l’étage se trouve la fameuse salle à manger. Murs couleurs pastels et jolis mobiliers urbains, ce petit cadre cosy d'une trentaine de places se laisse néanmoins perturber par des tubes R'n'B des années 90, couverts par un bruit de fond dérangeant.


Au menu ? Buns garnis au porc, au poulet ou ddukbokki* en entrées ; le fameux poulet frit en plat principal qui se décline en trois versions : nature, à la sauce épicée gochu jang* ou à la sauce douce à l’ail, à accompagner de riz ou de légumes.


Ddukbokki - 9,5€

Nous avons testé le ddukbokki (korean spicy rice cake) qui est une entrée à base de galettes de riz frites, généralement assez épicée. Ici, il est accompagné d’un ragoût de shiitake* et de mousse de tofu. Les galettes de riz sont bien croustillantes et se marient plutôt bien avec les champignons, en revanche, on ne retrouve pas vraiment les saveurs épicées des authentiques ddukbokkis coréens.

Poulet frit nature – 12,5€

Le poulet yangnyeom nature pour ma convive et celui à la sauce gochu jang arrivent peu de temps après, entièrement désossés. Les coréens le consomment généralement avec du soju*, un alcool traditionnel à base de riz, et au vu de l’évier installé au centre de la pièce, on peut prendre ses aises et le déguster avec les doigts. Le poulet nature, à la friture épaisse et bien croustillante, est une bonne initiation mais je vous recommande largement le poulet à la sauce gochu jang. Cette sauce assez épaisse, à base de piment rouge, de soja, de farine de riz gluant et de germe de blé, apporte une bonne dose de saveurs au poulet, du sucré à l’épicé, sans arracher la langue. J’ai accompagné le plat de légumes de saison, à base de tomates et de radis blancs marinés au soja et au piment rouge. Les légumes étaient bien frais et fortement relevés par la marinade pimentée, un délice !

Poulet frit à la sauce gochu jang – 14€
Légumes de saison - 7€

Côté prix, je trouve que c’est assez cher, comptez entre 17-20€ le poulet + un accompagnement. De plus, nous avons terminé par un cheesecake en dessert, ce qui fait davantage grimper la note. Assez déçu pour le coup du dessert, on ne sent pas le cream cheese et le sésame n’apporte pas grand chose au niveau gustatif. Au global, une bonne cuisine mais sans transcender le palais.

Cheesecake au sésame noir – 7€

Sinon, le service est aimable et plutôt rapide. À noter qu’il est recommandé de réserver votre table à l’avance, et ce, sur un créneau d’1h30 uniquement. Ainsi, même si Hero propose une offre alléchante de cocktails, nous avons préféré terminer la soirée au Baranaan. La suite dans un prochain épisode !



Hero

289 rue Saint-Denis
75002 Paris
Métro : Strasbourg Saint-Denis
Tel : 01 23 45 67 89
Ouvert du mardi au dimanche de 12h à 14h30, de 19h à 23h 
(réservation recommandée)

Hero, le poulet frit à la sauce coréenne