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J’ai eu le privilège de dîner chez David Toutain au mois de mai (je sais, je suis à la bourre sur mes articles) mais je m’en souviens encore ! Certains attendent jusqu'à 3 semaines pour pouvoir s'y rendre, d'autres comme moi ont eu la chance d'avoir une table libérée à la dernière minute :D. Quoi qu’il en soit, on vient tous pour déguster la cuisine du talentueux chef étoilé David Toutain.


David Toutain ? D'origine normande, il a connu la cuisine des plus grands dès l'âge de 20 ans. D'abord chez Alain Passard qui s'orientait alors vers les légumes, chez Pierre Gagnaire puis chez Marc Veyrat, qui le considérait comme son "fils spirituel" et où il apprivoisa les herbes de la montagne, les fleurs, la terre... Il ouvre ensuite sa cuisine au monde en partant travailler en Espagne et aux Etats-Unis. De retour à Paris en 2011 avec l'arrivée de son fils, il est aux commandes de l'Agapé Substance où il se révèle comme un véritable génie de la cuisine. Nous voilà alors fin 2013 où David Toutain décide (enfin) d'ouvrir son restaurant éponyme. Il recevra en 2015 sa première étoile au guide Michelin, suivie de 4 toques au guide Gault & Millau en 2017. 

© Thai Toutain

Un restaurant aux airs de loft parisien et habillé de matériaux nobles (chêne, béton, verre) pour une expérience en toute convivialité. Son menu Reine des Prés sillonne avec audace les textures à travers des assiettes épurées et des associations inédites pour nous en dévoiler un peu plus à chaque fois sur la personnalité du chef. Je vous dévoile ici mes coups de coeurs de la soirée parmi les 15 envois. 


Du bout des doigts...

On débute en amuse-bouche avec le délicieux Carpaccio de bœuf, crumble de noisette, oxalis, suivi d'un étonnant tube gaufré fourré à l'huître, sublimée à l'échalote et à la framboise (oui, étonnant !)

Carpaccio de boeuf, oxalis
Croustillant d’huître, framboise, échalote

... Au fil du temps... 

Ce plat, c'est définitivement mon coup de coeur : l'oeuf cumin et son cornbread ciboulette. Le jaune d'oeuf est cuit dans sa coquille avec du caramel au cumin, une association merveilleuse. A cela, on vient tremper le délicieux corn bread servant de mouillette. @David, je peux avoir la recette please ?!!!

Corn bread, oeuf cumin 

On poursuit la dégustation avec le merveilleux cabillaud juste cuit, parfaitement fondant accompagné d’une asperge verte croquante. Puis, l'un des plats signatures du Chef : l'original anguille fumée, pomme verte, sésame noir. Les saveurs se marient à merveille, la crème de sésame réconforte le palais enveloppant l'anguille fumée tandis que la pomme verte surprend par son acidité non déplaisante. Le seul plat que je n'ai pas aimé : le pigeon, févette, ail des ours... Il faut dire qu'aucun chef n'a encore réussi à me faire aimer le pigeon (je me rappelle encore de cette expérience ratée du pigeon chez Jean Imbert...)

Cabillaud, asperge verte, basilic

Anguille fumée, pomme verte, sésame noir

... Instant T 

Au fil de la dégustation, on ressent une attention toute particulière portée vers les légumes et les plantes qui se retrouve même dans les desserts. Un goût du végétal qui n’est pas sans rappeler l’influence Passard et Veyrat.

Parmi les desserts, on peut citer la Crème de chou-fleur, chocolat blanc et sorbet noix de coco. Un accord qui fonctionne parfaitement bien, si bien qu'il est resté sur la carte à la demande des clients. Eh oui, tellement bon que j'ai oublié de l'immortaliser... Pour la petite anecdote, l'inspiration est venue un jour de Noël où on lui offrit une boîte de chocolats blancs au coco. Même si le mélange était sucré, il eu envie de travailler l'idée en y apportant une touche personnelle : le légume. Après quelques essais, le choix se porta sur le chou-fleur ! On termine avec le fraise et glace persil, un autre dessert inoubliable aux accord subtiles. 

Fraise, glace persil

La dégustation se termine ici, j'ai adoré ! Audacieuse, la cuisine de Toutain démontre une technicité sans faille et d'une créativité surprenante. Menu midi à partir de 60€ (hors vacances et jours feriés) et entre 120-160€ le soir. A réserver bien en avance pour une occasion spéciale ;)



David Toutain
29 Rue Surcouf
75007 Paris
Du lundi au vendredi de 12h (lundi à 12h30) à 14h30, de 20h à 22h
Tel : 01 45 50 11 10

David Toutain, le palais des prés

Bonsoir tout le monde, je vous partage aujourd'hui une adresse carnassière au nom des Crocs de l'Ogre (végétariens, passez votre chemin !). Pour la petite histoire, ce sont mes amis qui ont organisé ce petit dîner surprise en l'honneur de mes 22 ans (encore un grand merci à eux <3). 


Dans ce petit bistrot parisien avec ses banquettes en cuir, tables en bois et petites mosaïques au sol, se cache une véritable boucherie ! Ici, on choisit sa pièce de viande et son poids avant de la déguster. La chambre de maturation vitrée permet également d’admirer les belles pièces de viande de la maison. Ainsi, on s’égaye d'avance de ce qui se trouvera dans notre assiette !



La carte est assez courte et est composée uniquement de plats à base de viandes (logique). Ving minutes suffisent pour voir défiler sur la table une côte de boeuf à partager à 2, une planche du boucher, un trio de brochettes (veau, agneau, boeuf) et deux magrets de canard.


J'ai personnellement testé la côte de boeuf, qui est soigneusement découpée avant d'être servie dans l'assiette. La viande, saignante, qu'on assaisonne de quelques grains de sel, est tendre à souhait et fond littéralement en bouche. Bon, point non négligeable, cette côte de boeuf d'1,2 kg coûte quand même 78€. Pour une côte de boeuf plus abordable, je recommande celle de Robert et Louise à 46€ les 900 g, largement suffisante pour deux. 

La côte de boeuf pour 2 personnes - 78€


Un petit mot également sur la planche du boucher qui me faisait de l'oeil. Elle était composée ce soir-là d'un morceau de Picanha* Black Angus, d'Araignée et de Poire, ces deux dernières étant situées au niveau de l’arrière-train du boeuf. On n'a rarement l'occasion d'en manger, donc profitez-en, d'autant plus que la viande est d'excellente qualité !

La planche du Boucher - 35€
Le trio de brochettes - 22€

En accompagnement, un délicieux écrasé de pommes de terre, des pommes de terre sautées dans de la graisse de canard et de la salade. N'hésitez pas à en redemander, c'est à volonté ! En bref, une bonne adresse à noter pour les amoureux de viande ! Et pour continuer l’aventure, on ira sûrement faire un tour chez l’Ogre dans le XVIe, qui n’est autre que son grand frère ! A bientôt ;) 



Les Crocs de l'Ogre 

81 avenue Bosquet 
75007 Paris
Métro : Ecole Militaire
Tel : 01 45 56 96 29
Ouvert du mardi au dimanche de 12h à 14h30 et de 20h à 22h30
Page Facebook : Les Crocs de l'Ogre

Les Crocs de l'Ogre, l'antre des carnivores

Dans l'un de mes cours de marketing, j'ai eu l'occasion de faire une étude en groupe sur deux épiceries fines bien connues dans Paris. J'ai nommé La Grande Épicerie de Paris et La Maison Plisson. Malgré l’idée commune d’une épicerie de la gastronomie fine, avec une sélection de produits d'exception et de qualité, leurs concepts présentent bien des différences.


La Grande Épicerie de Paris


En 1852, Aristide Boucicaut inventa le premier grand magasin au monde : Le Bon Marché. Plus d’un siècle plus tard, la Grande Épicerie voit le jour et se positionne depuis comme un véritable supermarché de quartier pour les gastronomes de la Rive Gauche. Racheté ensuite par le groupe LVMH, la Grande Épicerie est aujourd’hui une véritable référence de la gastronomie à Paris.


Le concept de la Grande Épicerie de Paris est celui d’un “food museum” où règne le marketing expérientiel et où le savoir-faire des artisans est mis en avant. Tel un lieu de vie à part entière, vous y retrouverez les grandes marques telles qu’Angelina, la Maison de la Truffe mais également des produits ordinaires de la grande distribution comme les biscuits Lu, le Coca-Cola, mais à des prix plus élevés que la moyenne. Parmi ses 30 000 références, La Grande Épicerie de Paris compte plus de 10 000 produits du monde : les fameuses céréales américaines Lucky Charms, la guimauve à tartiner Fluff, les produits japonais d’Isse Workshop, etc… Il est également possible de manger dans l’un des stands ou de se rendre dans l’un des nombreux restaurants du Bon Marché. L’enseigne organise également de nombreux évènements culinaires au sein du magasin tels que des ateliers culinaires tous les jeudis avec démonstration et dégustation, des séances de dédicaces avec des auteurs culinaires, etc.



La Maison Plisson


En 2013, alors qu’elle travaillait chez SMCP, Delphine Plisson décida de quitter le monde de la mode pour rejoindre celui de l’épicerie fine. Elle monta une équipe de choc composée de Philippe Boé, journaliste gastronomique, Delphine Jegou, responsable des achats et les chefs Yves Camdeborde et Bruno Doucet.


La Maison Plisson s’inspire des codes des anciens marchés couverts parisiens pour proposer une ambiance authentique et conviviale. Le challenge relevé par la maison est d’aller à contre-courant de la grande distribution. Le prisme de départ était de choisir des produits de qualité, majoritairement français (80%), des produits extrêmement naturels, c’est-à-dire non industriel et sans additifs. À cause de la petite taille du magasin, la sélection doit être beaucoup plus précise et doit respecter un cahier des charges très stricte. Les producteurs sont choisis très rigoureusement avec toujours une très bonne traçabilité. Quelques produits de grands noms sont référencés tels que les chocolats Chapon, les Anis de Flavigny mais leur mission principale est de mettre en avant les petits producteurs locaux. Même si elle est souvent sollicitée par les grossistes américains et japonais, la maison n’a peu ou pratiquement pas de produits étrangers, car cela ne fait tout simplement pas partie de ses valeurs.


Avant, c’était la fondatrice Delphine Plisson puis la directrice des achats Delphine Jegou qui partaient à la recherche des producteurs et visitaient les salons. Il était assez difficile au début de se procurer des échantillons gratuits. Mais petit à petit, leur réputation s’est construite, et aujourd’hui, ce sont les producteurs qui viennent à elles. Tous les jours, des producteurs déposent des échantillons en magasin. Le processus de sélection reste sensiblement le même, Madame Jegou étudie la demande des produits proposés par les offreurs, regarde si le magasin dispose ou non du même type de produits, la place disponible dans les étagères, et classe les demandes par priorité. Lorsqu’il y aura un besoin ou une envie de nouveauté, le comité de dégustateurs mis en place se réunit pour tester les échantillons à l’aveugle et le produit est validé s’il atteint une note supérieure ou égale à 14. Le mot d’ordre ? Allier gourmandise et bienfaits. Entres autres, l’enseigne n’accorde pas vraiment d’importance au packaging contrairement à ce que l’on peut observer à la Grande Épicerie de Paris, où tout produit semble être stratégiquement choisi pour participer à la création d’un lieu de vie haut de gamme et raffiné.


La maison organise également de nombreuses dégustations et rencontres entre les producteurs et les clients. Mais vous pourrez également faire un tour dans leur restaurant dans lequel on peut y déguster de nombreux plats de saison.



-> Infos :

La Grande Épicerie de Paris
38 rue de Sèvres
75007 Paris
Métro : Sèvres Babylone
Du lundi au samedi de 8h30 à 21h
http://www.lagrandeepicerie.com

La Maison Plisson
93 bld Beaumarchais
75003 Paris
Métro : Saint Sébastien Froissard, Chemin Vert
http://www.lamaisonplisson.com

La Grande Épicerie de Paris vs La maison Plisson