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Passez la grande porte rouge et plongez-vous dans le nouveau concept mainstream du boulevard des Italiens : Hanoi Cà Phê, bar-restaurant spécialisé dans la cuisine vietnamienne-fusion.


-> Ambiance/Décor 8,5/10
Le restaurant dispose d’une grande terrasse à l’extérieur, idéal pour les étés ensoleillées. À l’intérieur, ambiance lounge à la déco arty et asiatique : néons multicolores, fresque coloniale et nombreux produits asiatiques comme les cacahuètes thaï Koh-Kae (avec le petit bonhomme à lunettes), les sauces piquantes Foco, etc. Enfin, le long bar et la cuisine ouverte animent la salle déjà bruyante en début de soirée.


-> Service 9/10
Une équipe jeune et motivée aux commandes du restaurant. Les plats arrivent assez rapidement, idéales pour les courtes pauses déjeuners.

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-> Cuisine : 7/10

Bobun extra (15,20€)
Le Bobun arrive tiède, ça manque de sauce, ce qui détériore l’expérience gustative. Les vermicelles sont fades et dures, malgré des légumes frais et goûteux. Le boeuf à la citronnelle est délicieux, par contre pas très fan des nems aux légumes. En tout cas, c’est très consistant. À contrario, le pho (14,50) de mon ami était minuscule et n'avait pas l'air très fameux.

Bao burger Tartuffo (16,90€)
Concernant le bao burger, le bun se tient bien en place, consistant mais pas du tout sec. Le steak Charolais s’accompagne d’une note japonaise-italienne entre des champignons shiitaké et une base de crème de cèpes à l’huile de truffe. Le tout s’accorde parfaitement ensemble, c’est très bon. De plus, les frites maison au paprika sont divinement parfumées, à la fois moelleuses et croquantes. Comme quoi il suffit d’un rien pour se différencier d’une n-ième frite maison parisienne.

Buble tea Vai à droite (7€ et 5€ en HH)
Il n’y avait plus de jus de litchi ce soir-là, ça a été remplacé par du jus de mangue. Servi dans un verre frais de 35 cL avec du jus de citron vert et des poppings passion, c’était idéal pour ouvrir l’appétit.


-Rapport q²/p : 6/10
Je suis un peu mitigée sur ce point, les plats sont de bonne qualité mais on ne va pas se mentir, on paie surtout pour la bonne situation du restaurant. Pour le bobun et le pho notamment que l’on retrouve un peu partout et qui ne m’ont pas vraiment convaincu, c’est 4-5€ plus cher que la moyenne des vietnamiens traditionnels. Pour les bao burgers, c’est un peu plus raisonnable.


Noté par NY : 7,5/10

Commentaires :
Ouvert l'été dernier, Hanoi Ca Phe est une bonne adresse pour boire un coup ou manger un morceau. On parle de cuisine vietnamienne-fusion mais la plupart des plats ne se distinguent pas des restaurants vietnamiens traditionnels. En revanche, les bao burgers concurrencent aisément ceux de Siseng et valent le détour. Enfin, un point non négligeable, le happy hour est de 17h à 21h !


-> Infos :
Hanoï Cà Phê
30 boulevard des Italiens
75009 Paris
Métro : Opéra
Tel : 01 48 78 03 61 (pas de réservation)
Ouvert 7j/7 de 12h à 02h du matin

Hanoi Cà Phê, bobuns et bao burgers

Dans l'un de mes cours de marketing, j'ai eu l'occasion de faire une étude en groupe sur deux épiceries fines bien connues dans Paris. J'ai nommé La Grande Épicerie de Paris et La Maison Plisson. Malgré l’idée commune d’une épicerie de la gastronomie fine, avec une sélection de produits d'exception et de qualité, leurs concepts présentent bien des différences.


La Grande Épicerie de Paris


En 1852, Aristide Boucicaut inventa le premier grand magasin au monde : Le Bon Marché. Plus d’un siècle plus tard, la Grande Épicerie voit le jour et se positionne depuis comme un véritable supermarché de quartier pour les gastronomes de la Rive Gauche. Racheté ensuite par le groupe LVMH, la Grande Épicerie est aujourd’hui une véritable référence de la gastronomie à Paris.


Le concept de la Grande Épicerie de Paris est celui d’un “food museum” où règne le marketing expérientiel et où le savoir-faire des artisans est mis en avant. Tel un lieu de vie à part entière, vous y retrouverez les grandes marques telles qu’Angelina, la Maison de la Truffe mais également des produits ordinaires de la grande distribution comme les biscuits Lu, le Coca-Cola, mais à des prix plus élevés que la moyenne. Parmi ses 30 000 références, La Grande Épicerie de Paris compte plus de 10 000 produits du monde : les fameuses céréales américaines Lucky Charms, la guimauve à tartiner Fluff, les produits japonais d’Isse Workshop, etc… Il est également possible de manger dans l’un des stands ou de se rendre dans l’un des nombreux restaurants du Bon Marché. L’enseigne organise également de nombreux évènements culinaires au sein du magasin tels que des ateliers culinaires tous les jeudis avec démonstration et dégustation, des séances de dédicaces avec des auteurs culinaires, etc.



La Maison Plisson


En 2013, alors qu’elle travaillait chez SMCP, Delphine Plisson décida de quitter le monde de la mode pour rejoindre celui de l’épicerie fine. Elle monta une équipe de choc composée de Philippe Boé, journaliste gastronomique, Delphine Jegou, responsable des achats et les chefs Yves Camdeborde et Bruno Doucet.


La Maison Plisson s’inspire des codes des anciens marchés couverts parisiens pour proposer une ambiance authentique et conviviale. Le challenge relevé par la maison est d’aller à contre-courant de la grande distribution. Le prisme de départ était de choisir des produits de qualité, majoritairement français (80%), des produits extrêmement naturels, c’est-à-dire non industriel et sans additifs. À cause de la petite taille du magasin, la sélection doit être beaucoup plus précise et doit respecter un cahier des charges très stricte. Les producteurs sont choisis très rigoureusement avec toujours une très bonne traçabilité. Quelques produits de grands noms sont référencés tels que les chocolats Chapon, les Anis de Flavigny mais leur mission principale est de mettre en avant les petits producteurs locaux. Même si elle est souvent sollicitée par les grossistes américains et japonais, la maison n’a peu ou pratiquement pas de produits étrangers, car cela ne fait tout simplement pas partie de ses valeurs.


Avant, c’était la fondatrice Delphine Plisson puis la directrice des achats Delphine Jegou qui partaient à la recherche des producteurs et visitaient les salons. Il était assez difficile au début de se procurer des échantillons gratuits. Mais petit à petit, leur réputation s’est construite, et aujourd’hui, ce sont les producteurs qui viennent à elles. Tous les jours, des producteurs déposent des échantillons en magasin. Le processus de sélection reste sensiblement le même, Madame Jegou étudie la demande des produits proposés par les offreurs, regarde si le magasin dispose ou non du même type de produits, la place disponible dans les étagères, et classe les demandes par priorité. Lorsqu’il y aura un besoin ou une envie de nouveauté, le comité de dégustateurs mis en place se réunit pour tester les échantillons à l’aveugle et le produit est validé s’il atteint une note supérieure ou égale à 14. Le mot d’ordre ? Allier gourmandise et bienfaits. Entres autres, l’enseigne n’accorde pas vraiment d’importance au packaging contrairement à ce que l’on peut observer à la Grande Épicerie de Paris, où tout produit semble être stratégiquement choisi pour participer à la création d’un lieu de vie haut de gamme et raffiné.


La maison organise également de nombreuses dégustations et rencontres entre les producteurs et les clients. Mais vous pourrez également faire un tour dans leur restaurant dans lequel on peut y déguster de nombreux plats de saison.



-> Infos :

La Grande Épicerie de Paris
38 rue de Sèvres
75007 Paris
Métro : Sèvres Babylone
Du lundi au samedi de 8h30 à 21h
http://www.lagrandeepicerie.com

La Maison Plisson
93 bld Beaumarchais
75003 Paris
Métro : Saint Sébastien Froissard, Chemin Vert
http://www.lamaisonplisson.com

La Grande Épicerie de Paris vs La maison Plisson

À la tête du concept Blueberry, deux soeurs qui ont souhaitées faire du maki une expérience créative et gourmande. J’avais vu passer de nombreux éloges sur Blueberry dès son ouverture dans le quartier sympa de Saint-Germain-Des-Prés, mais c’est qu’au bout d’un an que je décide enfin de faire le pas. 


-> Ambiance/Décor 9/10
Dans une ambiance tamisée, plusieurs espaces à table ou au bar s’offrent à nous. Couleurs contrastées et lampions par-ci par-là, bienvenue chez Blueberry, le nouveau maki bar à la New-yorkaise. 


-> Service 9/10
Nous avons été accueillis avec le sourire, le staff est discret mais très efficace. 

 

Sur la carte, les makis sont à l’honneur. Même s’il me semble que Rackham le Rouge soit la star de ce lieu, nous avons profité du menu midi pour éviter une note trop salée. 

-> Cuisine 6,5/10     

En entrée, soupe du chef Luu, salade de mesclun et purée japonaise. 


La salade est bien assaisonnée mais fort simpliste, heureusement que cette petite cuillère de pommes de terre remonte un peu la note avec sa touche délicate et pleine de fraicheur. On se délecte également de la soupe artisanale avec ses légumes croquants cuits juste à point. 



Côté makis, on retrouve les Little Miss Yuzu et les Trublions sur la première assiette. Tandis que sur la deuxième se dressent les Shiso Bomb et les Green Yakuza ou ce que j’ai rebaptisé le "green forest" (oui, beaucoup trop de verdures par ici :rires). Dans l’ensemble, l’équilibre entre le riz et la garniture est bien respecté et les bouchées sont relativement généreuses. On ressent bien distinctement tous les ingrédients mais les papilles ne s’émoustillent point. 


S'il faut choisir, les Little Miss Yuzu ont été nos petits favoris avec ce délicieux tataki de saumon et ce yuzu qui se diffuse en pleine bouche. On note néanmoins que le déséquilibre des saveurs entre la mangue et la framboise selon les bouchées gâche un peu l’expérience. On retient également le Trublion avec son petit tartare de saumon épicé, plutôt efficace. 


Le Green Yakuza offre de la fraicheur herbacée en bouche mais qui malheureusement prédomine sur le thon. Enfin, le Shiso Bomb qui apporte du croquant avec son radis jaune ne saurait nous détacher de notre amour pour le california roll originel. 

-> Rapport q²/p 6/10 
Les rolls tournent aux alentours de 14-16€ les 6 pièces, donc autant vous dire que c’est bien trop cher pour ce que c’est. Au plus, profitez donc des menus midi si vous souhaitez vous faire une idée de Blueberry. On note néanmoins la fraicheur des ingrédients et l’originalité des associations. 


Noté par NY : 7,4/10

Commentaires :
La carte de Blueberry séduit à travers ses associations de saveurs audacieuses, malheureusement le sushi lover désenchante au fur et à mesure du parcours. Attention, on n'est pas en train de dire que c’est mauvais, mais simplement que pour la prétention de l’offre, il n’y a pas de grande surprise. Il y a du caractère et de bonnes idées, mais il en faudra davantage pour conquérir des palets aussi exigeants que les nôtres… Sushisement vôtre. 

-> Infos 

Blueberry
6 rue du Sabot
75006 Paris
Tel : 01 42 22 21 56
Métro : Saint-Germain-des-Prés, Raspail
Du mardi au samedi de 12h30 à 14h30, de 19h à 23h (fermé dimanche et lundi)


Catégorie : Maki bar

Blueberry et son california dream

Le nom chinois de l’enseigne 诸葛烤鱼 (zhu ge kao yu) signifie littéralement "poisson grillé de Zhuge".

En effet, d’après la légende, la spécialité du poisson grillé viendrait de Zhuge Liang, ce célèbre stratège chinois de l’époque des Trois Royaumes. Après avoir aidé Liu Bei à conquérir le trône, il réussit à introduire son plat préféré au palais. Suite à sa mort, le plat porta alors son nom en son hommage. Pendant des dynasties, ce plat est resté sur les tables des empereurs mais il disparu peu à peu de nos sociétés modernes. Aujourd’hui, Les Trois Royaumes redresse le poisson grillé à table servi entier avec épices et condiments mais également d’autres spécialités de la province de Sichuan, réputée pour ses plats pimentés.


-> Ambiance/Décor 7,5/10
Dépaysement quasi assuré, on se croirait presque à l’époque de Zhuge Liang avec ces bancs et tables en bois. D'autant plus que la majorité des clients qui fréquentent le lieu sont des chinois. Dommage que les serveurs ne sont pas vêtus des vêtements de l'époque, l'expérience client aurait été encore plus abouti.



-> Service 9/10
Le service est sympathique et surtout très efficace, les plats arrivent en un temps record. Quelques soucis pour rallumer les flammes mais rien de grave.


-> Cuisine 7,5/10 
Pour une première expérience, on se laisse tenter par le poisson grillé à la sauce Yu Xiang légèrement épicé. Apporté dans un réchaud de table, le plat se déguste à 2 ou 3. N’oubliez surtout pas de commander du riz avec ! La préparation du plat se fait en 2 temps, tout d’abord le chef fait griller le poisson au barbecue, puis le baigne dans un bouillon épicé avec divers condiments.

Le poisson grillé à la sauce Yu Xiang 36,80€

On se délecte du poisson grillé qui est délicieux, qu’on accompagne des légumes tels que de la salade de chou, du caillé de soja ou encore du lotus bien marinés dans le bouillon. Il se déguste avec de longues baguettes pour ne pas se brûler les doigts et du riz servi dans un tube en bambou.


À côté, nous avions également commandé de l'agneau grillé, des asperges et des tripes à la sichuanaise. Les asperges étaient hyper croquantes, les morceaux d'agneaux un peu trop gras à mon goût et les tripes servies en plat froid trop épicées pour moi donc j'en ai à peine mangé, en revanche ma mère a adoré.

La marmite d’agneaux 12,8€ 
Asperges parfumées à l’ail 9,6€
La tripière d’or 7,80€
                                                    
-> Rapport q²/p 7/10
Aux Trois Royaumes, vous dégusterez des plats authentiques préparés dans la tradition sichuanaise. Les prix par personne restent corrects pour le quartier, mais soyez prêt à débourser environ 20€ pour pouvoir déguster la spécialité de la maison.



Noté par NY : 7,7/10

Commentaires :
Je vous parle rarement de bonnes adresses chinoises puisque manger chinois c'est presqu'un quotidien pour moi, mais savourer du poisson grillé dans un bouillon bien relevé digne de la province de Sichuan, ce n'est pas partout à Paris. Les Trois Royaumes, c'est une chaine de restaurant crée en 2004 à Chongqing en Chine spécialisée dans la préparation du poisson grillé. Avec plus de 700 restaurants en Chine aujourd’hui, elle connait un grand succès et s'exporte peu à peu dans les pays d'Europe. 

-> Infos 

Les Trois Royaumes
42 rue Richer
75009 Paris
Metro : Cadet
Du mardi au dimanche de 12h à 15h, de 19h à 23h

Les Trois Royaumes
25 Rue d’Enghien
75010 Paris
Métro : Bonne Nouvelle
Du lundi au dimanche de 12h à 15h, de 18h30 à 23h (fermé le mardi)

Catégorie : Asian Food

Les Trois Royaumes, le prélude de la cuisine sichuanaise