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Bien connu des burgerovores, l’équipe de Schwartz's a décidé de s’aventurer dans une nouvelle thématique, cette fois autour de l’oeuf. Baptisé Benedict, le restaurant fait salle comble tous les jours… de quoi attiser notre curiosité. 


-> Ambiance/Décor : 5,5/10
Nous arrivons donc un samedi soir à 19h45 sans réservation et on nous installe rapidement sur une table de 3. On se dit « cool ! », sauf que cette table était placée dans le couloir d’entrée où, au fil de la soirée, une horde d’affamés scrutait notre table attendant (im)patiemment notre décollage… C’est tout de suite moins cool. Côté déco, on joue sur du moderne avec une prédominance pour les notes boisées. Enfin, on n’oubliera pas de mentionner l’intensité du niveau sonore de la salle qui fera certainement fuir quelques romantiques.



-> Service : 8,5/10

L’équipe est jeune et accueillante. Et malgré le monde qu’il y avait, le service était rapide et aux petits soins.

Comme son nom l’indique, l’enseigne ne met pas à l’honneur n’importe quelle préparation d’oeufs, mais c’est bien celle des oeufs Bénédicte. Classiquement, le plat se compose de deux moitiés de muffin, recouvertes d’une tranche de bacon, d’un oeuf poché, le tout nappé de sauce hollandaise. Ici, il se décline en 6 recettes différentes pour varier les plaisirs et les envies. Si l’envie d’un oeuf vous manque, vous pourrez également vous tourner vers une salade, une entrecôte grillée ou encore un burger. 

 
-> Cuisine : 6,5/10 
Traditionnel (13€)
Après maintes hésitations, je me lance dans le Traditionnel. Assis sur un bun moelleux, deux gros oeufs pochés sous un lit d’épinards et de bacon de dinde. C’est plutôt bon, mais clairement on sent plus l’oeuf que le reste. J’ajoute en plus un Mac & Cheese (3€ supplémentaires) en accompagnement. Grosse erreur de ma part, les oeufs étant déjà assez bourratifs de base, des féculents nappés abondamment de fromage était de trop. Mea culpa, j’étais transporté par la nostalgie du délicieux Mac & Cheese de Floyd’s. 

Mac & Cheese (8€ hors menu)
Ma voisine de droite a plutôt opté pour un Shakshouka, un plat de légumes de poivrons et de tomates confites, merguez, le tout couronné d’un oeuf poché. Pour le coup, c’était assez léger et très goûteux. En revanche, j’ai moins apprécié les frites allumettes qui était grasses et manquaient de croustillant.

Shakshouka (15€)
L’estomac bien rempli, nous avions quand même cédé à l’appel du dessert du jour au doux nom de Tiramisu au caramel beurre salé. Léger et aéré, cela faisait un moment que je n’avais pas mangé un tiramisu d’une telle finesse. 

Tiramisu au caramel beurre salé (10€)

-> Rapport q²/p : 5/10 
On connait les tarifs du quartier mais quand même, c’est vraiment cher payé au vu de la qualité, pas non plus exceptionnelle. Au niveau des recettes, certaines rappellent sensiblement les burgers de Schwartz’s. Et quantitativement, c’est surtout les deux oeufs qui s’imposent dans le plat. Idéal au petit-déjeuner ou au brunch, peut-être un peu moins au dîner. 



Noté par NY : 6,4/10

Commentaires :
Installé depuis plus d'un an dans le Marais, Benedict décline l'oeuf poché de jour comme de nuit. Et les parisiens semblent tout à fait conquis, surtout avec le petit bar pour vous faire patienter pendant l'attente. Or, c'est un peu moins le cas pour ma part. En effet, malgré de bons oeufs préparés comme il faut, les plats restent simples et ne suffisent pas à émoustiller mes papilles. Retenons une chose de cette expérience : riche en protéines, l’oeuf est notre meilleur ami pour pallier à la faim. 


-> Infos : 

Benedict
19 rue Sainte-Croix de la Bretonnerie
75004 Paris
Métro : Saint Paul, Hotel de Ville
Tel : 01 42 76 91 37
Ouvert 7j/7 de 12h à 15h, de 19h30 à 23h
http://benedict-paris.com

Benedict, le plaisir de l’oeuf poché

Bonjour à tous ! Cette fois, j’ai décidé de vous parler de mon expérience à Soon Grill, restaurant coréen dans lequel j’ai organisé de petites retrouvailles avec des amies.


L’enseigne porte le prénom de la mère de Sunghak Han, le chef de Soon Grill. Soon signifie à la fois « pureté » en coréen mais aussi « See you soon ».

-> Ambiance/cadre : 9/10
Avec ses murs en pierre brossée, ses poteries en suspension et ses couverts traditionnels en cuivre, ce lieu nous offre un résultat hybride entre deux univers source d’inspiration : Séoul et Paris. En effet, le chef s’est associé avec l’architecte Woojin Lim pour nous offrir une ambiance tamisée à la fois conviviale et intimiste.



-> Service : 9/10
Vêtus de tenues traditionnelles, les serveurs sont souriants et très chaleureux. De plus, le service est rapide et efficace.


-> Cuisine : 8,5/10
Échine de porc ibérique, faux-filet Simmental ou encore entrecôte Wagyu pour les plus gourmets (à commander 24h à l’avance), Soon Grill propose les plus belles pièces à griller du monde. Vous souvenez-vous ? On avait testé le Wagyu pour la première fois au Comptoir de l’Épicerie du Père Claude. Mais pour une première, nous avons opté pour du Bulgogi, du boeuf mariné à la sauce soja et de la poitrine de porc fermier.

Poitrine de porc fermier 170g - 19€
Le barbecue est intégré à la table, la serveuse vient déposer trois tranches de viande qu’elle vient couper en petits morceaux sur la plaque, accompagnée de champignons et d’oignons. Une fois bien grillée, on trempe la viande dans une sauce de soja fermenté au piment, on l’enveloppe dans une feuille de laitue et on y dépose un peu de salade de radis rapé ou autres condiments.


La poitrine de porc était goûteuse et de qualité. En revanche, nous avions été surpris de voir le Bulgogi arrivé déjà cuit. Dommage que les plats en barbecue ne comprennent pas de riz, nous avons dû en commander un à part (4€).

Bulgogi 160g - 19€ (au fond de la table)
En termes d’accompagnement, on a droit à du kimchi*, radis lacto-fermentés avec du piment, sa version soft de radis blanc, du concombre vinaigré, des racines de lotus, des algues, de la pomme de terre et des brocolis.

Dolsotbibimbab - 18€

Outre les plats de barbecue, nous avons également souhaité tester le bibimbab*. Ce plat populaire en Corée est servi dans un bol en fonte brûlant comprenant une base de riz, de la viande de boeuf, de légumes et d’un oeuf. Le tout est généralement relevé d’une pâte de piment coréenne fermentée. Mais chez Soon, on a la possibilité de choisir la sauce : au soja ou pimentée. La version tartare de boeuf est un vrai délice, on mélange le tout dans la sauce soja, les légumes sont très frais et le riz parfaitement cuit et légèrement collant. Néanmoins, ça manque un peu de croustillant à mon goût.

-> Rapport q²/p : 6,5/10 
Les produits sont frais et de qualité, les viandes proviennent majoritairement de la maison Metzger Frères et des Boucheries Nivernaises. Malgré tout, la note est plutôt salée à la sortie.


Noté par NY : 8,3/10

Commentaires :
Le chef Han propose à ses convives une cuisine coréenne authentique et revisite l’art du barbecue dans un cadre somptueux. Pour tous les amateurs de cuisine coréenne, Soon est un must to do. Et pour les adeptes du vin, l'enseigne apporte également sa touche française avec une sélection proposée par Arthur Petillault, un ancien directeur artistique reconverti en sommelier. Mais nous, on va encore économiser un peu pour revenir goûter le barbecue au Wagyu. 


-> Infos : 

Soon Grill
8 Rue des Tournelles
75003 Paris
Métro : Chemin Vert
Tel : 01 42 77 13 56
Ouvert 7j/7 de 12h à 14h30, 19h à 22h30

Soon grill, l’art du barbecue à la coréenne

L’histoire a fait que je vous ai parlé de Momo Cha en premier, mais Zen Zoo est probablement le pionnier du bubble tea à Paris. 


Le nom de l’enseigne "Zenzoo" (珍珠 zhen zhu) signifie tout simplement « perle » en chinois, un clin d’oeil aux fameuses perles de tapioca fabriquées à partir de farine de patate douce caramélisée qu’on baigne dans un délicieux thé au lait. 

À la déco minimaliste, le salon de thé présente une devanture assez vieillotte qui reflète bien le charme de l'ancien. La salle est relativement bruyante, avec une clientèle principalement constituée d'étudiants asiatiques, ce qui n'est pas tant de dépaysement dans ce quartier. Un escalier étroit, grinçant sous nos pieds, mène à une deuxième salle à l’étage. 

En termes de choix, le bubble tea classique à base de lait se décline en plusieurs parfums : coco, amande, haricots rouges, banane, sucre roux, mais également des bubble tea "cocktails" à base de fruit : mangue, litchi, citron vert, etc. Chaud ou froid, sirotez votre tasse avec une large paille pour engloutir les perles noires, et promis, c'est la zen-attitude assurée. Personnellement, je prends toujours celui au Coco, le Taro (mon parfum préféré) n’existant pas chez ZenZoo. Côté prix, on se situe aux alentours de 4,50€ les 33 cL et 5,50€ les 50 cL.


L’après-midi, vous pourrez également goûter aux dimsum et à des pâtisseries asiatiques de la maison. J’ai jamais goûté leur dimsum mais pour les pâtisseries, j’ai été globalement déçue. C’est assez fade et à mon goût,  la texture s’éloigne un peu trop du dessert original... Restons sur les bubble tea.

Panna cotta à la framboise et au litchi - Cheesecake au thé vert (4,5€)

Chez ZenZoo, l’ambiance y est relativement agréable et on ne nous presse pas pour partir. En revanche, si vous préférez l’option take-away, dirigez-vous plutôt au ZenZoo bar, à deux pas de la maison mère (plus moderne également).  



Zen Zoo salon de thé
13 rue Chabanais
75002 Paris
Métro : Quatre Septembre / Pyramides / Opéra
Tel : 01 42 96 27 28
Ouvert du lundi au samedi de 11h30 à 23h
http://www.zen-zoo.com

Zen Zoo bar à thé 
2 rue Chabanais
75002 Paris
Métro : Quatre Septembre / Pyramides / Opéra
Ouvert du lundi au samedi de 11h30 à 23h

Zen Zoo, la pause gou-thé !

"Nourrir les plus grandes ambitions, mais ne jamais oublier d'où l'on vient."


Jeune chef de 34 ans, le talentueux Akrame Benallal connait aujourd’hui une ascension fulgurante dans le monde de la gastronomie française. Après un premier échec à Tours, il ouvre courant 2011 son restaurant éponyme rue Lauriston, récemment doublement étoilée au Michelin. Depuis, plusieurs Atelier Vivanda ont vu le jour suivis d’une cave à vins au nom de Brut. 


À la recherche d’un bistrot à viandes pour y dîner, je me suis alors rendu à l’Atelier Vivanda du Marais pour y tester le fameux menu unique à 35€. 


-> Ambiance/Décor : 5/10
Sur la volonté du chef, ce bistrot à viandes propose moins d’une vingtaine de couverts dans un cadre simple mais résolument moderne avec carrelage mosaïque et luminaires industriels. Les tables sont inspirées des billots de boucher qui cachent habilement de jolies couteaux à viande sous les fentes. L’ambiance se veut plutôt bruyante et par-fumée, car rappelons-le : « une cuisine sans odeur est une cuisine sans saveurs." 


-> Service : 8/10
Le service se veut discret mais ultra efficace : tout est servi en moins de 10 minutes. En revanche, j’ai guère apprécié le fait qu’on ne nous ait pas changé nos couverts entre l’entrée et le plat.


Cliquer pour agrandir

Comme je l’ai dis plus haut, le chef propose une formule unique à 35 € qui varie au fil des saisons. Nous avons quand même le choix entre 4 à 5 recettes par catégorie. Concernant le plat, c’est bien sûr la viande rouge qui est à l’honneur ici, dont un burger revisité. Il faudra malgré tout compter quelques suppléments pour déguster certains produits d’exception tels que la côte de boeuf Holstein. 


-> Cuisine : 7,5/10     


Entrées : 

Foie gras cuit entier / coulis céleri-vanille-piment/Kumquat 
Le coulis est très original et goûteux, en revanche le foie gras manque de saveurs et le bloc est étrangement dur à déguster sur le pain. 

Terrine de cuisse de canard / oignons grelots au vinaigre





Même constat, ce fut un véritable challenge pour manger cette terrine. Personnellement, j’ai trouvé que c’était un poil trop salé. Après toute la quantité de pain que nous avons engloutis, nous voilà à moitié repus pour attaquer la viande.


Viandes :
Hampe Black Angus

J’ai choisi la hampe de boeuf Black Angus pour cette dégustation. La chaire était savoureuse, un côté filandreux qui donne de la mâche, la cuisson parfaite entre la croûte bien grillée à l’extérieure et le saignant à l’intérieur. Quelques bouts de gras sur la fin, mais rien d’écoeurant. 

Persillé Black Angus 
En voilà une autre belle pièce de Black Angus, un peu plus épaisse cette fois mais à la fois tendre et fondante. Une viande que l’on agrémente simplement de quelques grains de fleur de sel ou bien, selon la suggestion du maître de salle, d’une pointe d’huile d’olive de la maison au doux nom de Caractère. 


En accompagnement, tout se joue autour de la pomme de terre. Point de frites, mais du gratin dauphinois, des pommes Darphin, des pommes dauphines, des pommes de terres sautées ou encore en purée ! Et tout à volonté ! Malgré des pommes de terre bien fondantes et savoureuses, j’ai été un peu déçue du gratin dauphinois trop salé à mon goût et présenté assez grossièrement dans son moule. 


Desserts :

Avec le ventre bien rempli, on termine la soirée avec un yaourt vanille et une mousse au chocolat.

Poire-pignon de pin / mousse au chocolat chaude / glace au laurier
Les amateurs de chocolat vont être ravis, c’est une explosion de saveurs en bouche et tout bonnement chocolatée. Entre le coulant du chocolat, le fondant des poires encore chaudes et la douce fraîcheur de la glace, on se sent comme transporté sur de petits nuages.

Yaourt vanille / crème de marrons/ financier pistache
Le yaourt est certes simplet mais fait très bien son travail. Il se déguste en toute légèreté et est extrêmement savoureux.

-> Rapport q²/p : 9/10  
Un rapport qualité/prix imbattable pour une viande de bonne qualité et un menu de saison.


Noté par NY : 
7,4/10 

Commentaires :
Les amateurs de bonne viande vont être conquis par cette adresse, enfin je l’espère, car c’est un vrai petit trésor du bistrot carnassier parisien. La viande y est savoureuse, on en sort complètement repu et satisfait. Peut-être faudrait-il encore améliorer les entrées, mais on y retourne sans problème ! Entrepreneur dans l'âme, le chef se fixe l'objectif d'ouvrir au maximum 20 Atelier Vivanda dont la priorité est donnée à l'étranger. Hong Kong connait déjà son petit premier. En revanche, impensable pour le chef de s'implanter dans des villes comme New York où le steakhouse est une institution... 



-> Infos : 

Atelier Vivanda Lauriston
18 Rue Lauriston
75016 Paris
Tel : 01 40 67 10 00 (réservation conseillée)
Ouvert du lundi au vendredi de 12h à 15h, de 19h à 22h30

Atelier Vivanda Cherche Midi

20 rue du Cherche Midi
75006 Paris
Tel : 01 45 44 50 44 (réservation conseillée)
Ouvert du mardi au samedi de 12h à 15h, de 19h à 22h30

Atelier Vivanda Marais

82 rue des Archives
75003 Paris
Tel : 01 42 71 48 07 (réservation conseillée)
Ouvert du mercredi au dimanche de 12h à 15h, de 19h à 22h30

Atelier Vivanda, le repas carnassier 3.0